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Moussiqua al – âla à travers les
siècles(II)
Sous la
dynastie des Alaouites (à partir de 1664), la musique andalouse jouit d’un
mécénat qui favorise de nouveau son épanouissement et permet l’éclosion de
nombreux talents remarquables.
Des recueils de chants andalous font leur apparition ; le plus
célèbre est celui de Mohamed Bnou Al Hassan El Haik, paru en 1800 : musicien
érudit originaire de Tétouan et qui est resté, jusqu’au début du 20e siècle,
la principale source de renseignements sur la musique andalouse. Un autre
diwan, connu par le cahier du ministre Med Ben Larbi Jamai en 1885.
Pendant cette période, des grands Rois étaient parmi les fans de
cette musique : Mohamed Ben Abdellah (1757-1789), Abderrahman Ben Hicham
(1823-1859) et Mohamed Ben Abderrahman (1859-1873). Mohammed IV et Moulay
Hassan I fondent respectivement à Fès et à Marrakech, des écoles qui
dispensent, entre autres, l’enseignement de cette musique. La poésie de
Melhoun progresse, ainsi la musique andalouse s’est enrichie surtout dans
les suites musicales telles Ad-darj et Koddam par des Sanaat « Baraouil ».
Sous le règne de Mohammed V et Hassan II que Dieu aient leur âme en
mésiricorde, on a assisté en la création de plusieurs associations,
notamment celle des amateurs de la musique andalouse du Maroc en 1958 fondé
par feu Hadj Driss Touimi Benjelloun où Feu S.M le Roi Hassan II a assisté à
la soirée de sa création ainsi que plusieurs ministres et personnalités de
culture de tous les coins du Maroc. Cette association continue à enrichir le
monde de cette musique par un travail de fond sous la présidence de Driss
Lemssefer (nous y reviendrons dans d’autres articles).
Les meilleurs musiciens connus pendant cette période sont : Hadj Omar
Jaaidi (1873-1952) c’est lui qui était à la tête de l’orchestre marocain
dans la première conférence sur la musique arabe du Caire en 1932. El faquih
Med El-Brihi (1877-1944), grand musicien sur Rebbab, qui a fondé l’orchestre
musical de Fès connu par son nom. El faquih Med Lamtiri (1876-1946), grand
violonniste.
Haj Othman Tazi, Hadj Taib Ben elkahia, hadj Abdesslam ben Youssef,
Abdesslam Khayati, Med Dadi, Med Mbirikou, Med Choika, My Ahmed Ouazzani,
Ahmed Zniber, Med Barroudi, Abdelkader Kourich, Larbi Sayar…
Nous pouvons affirmer, que malgré tout, cette musique a conservé
davantage au Maroc que dans les autres pays du Maghreb, son caractère
original. En effet, le Maroc ayant échappé à la domination ottomane, alors
que ses voisins l’ont subie pendant plus de trois siècles. De plus
géographiquement, le Maroc très éloigné des foyers d’Orient, il a vécu,
artistiquement, replié sur lui-même.

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